Third Man Records

Derrière Third Man Records se cache un véritable artisan de la musique comme il n’en existe plus en ces jours numériques. Ce génie old school c’est Jack White. Même s’il me semble inutile de présenter l’icône Rock de la décennie, attardons nous sur son parcours qui explique bien des choses.

Il grandit dans la banlieue de Détroit où il commence un apprentissage de Tapissier à 15 ans, puis 3 ans après il monte sa propre entreprise, Third Man Upholstering (Nom tiré du film Le troisième homme de 1949) avec pour slogan « Your furniture’s not dead » (Votre meuble n’est pas mort). Déjà à cette époque son obsession pour le chiffre 3 se fait ressentir, Il utilise 3 couleurs pour son logo (noir, blanc et jaune). Parallèlement à son job, Jack tombe dans la musique, d’abord la batterie puis la guitare. A l’époque la scène musicale bourgeonne à Detroit, et c’est comme guitariste qu’il décroche les concerts avec The Go, The Upholsterers(Les tapissiers), Two-star Tabernacle, The Henchmen et finalement les White Stripes. Le groupe aux 3 couleurs qui va révolutionner le rock primitif avec son duo batterie, guitare (…et voix pour faire 3). Premier album en 1999 The White Stripes S/T, puis De Stijl en 2000,  White Blood Cells en 2001, le succès mondiale avec Elephant en 2003, Get behind me Satan en 2005 et enfin Icky Thump en 2007, sans oublier un album live cette année.

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Jack White ne joue que sur des vieilles guitares vintage et enregistre des disques à l’ancienne comme le faisaient ses héros, Son House ou Blind Willie McTell. Il cultive en parallèle son image avec des codes couleurs, des costumes, des décors… et je ne parle pas du merchandising.

En 2006 il fonde un nouveau groupe avec ces amis Brendan Benson, Jack Laurence (The Greenhornes) et Patrick Keeler (The Greenhornes): The Raconteurs. Un premier album Broken boy soldiers, puis un deuxième en 2008 Consolers of the lonely. Mais cet hyperactif de la musique ne s’arrête pas là.

Raconteurs - BBS

En 2009 il crée son troisième groupe sur son propre label, The Dead Weather. Cette fois-ci il s’efface en laissant le champ à la chanteuse de The Kills Alison Mosshart. Lui se place à la batterie entouré de Jack Laurence et de Dean Fertita (Queen Of The Stone Age).

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Il décide donc de quitter son salon d’enregistrement pour créer un véritable label dans un entrepôt bien physique. Le 11 mars 2009 Jack White s’installe à Nashville, Tennessee et réalise enfin son rêve: Maîtriser totalement la production d’un album avec studio d’enregistrement, labo photo, boutique et même le pressage des vinyles dans l’usine United Record Pressing située à quelques mètres de ses bureaux. En se rapprochant des racines du blues et en prônant plus que jamais le vinyle, Jack White nage à contre sens de son temps et pourtant ce véritable artisan n’a jamais été aussi prolifique.

Dead weather live

En une année le label à produit plusieurs galettes LP, 45t et de nombreuses éditions limitées seulement achetables dans la boutique. On retrouve des éditions fluorescentes de 45t des Dead Weather pour Halloween, des éditions tricolores (ventes en boutique uniquement), des éditions 8″ et 13″ pour le Texas, des compils de singles du label, des variantes de pochettes et le fameux Triple Decker Record(un 45t dans un 12″)… un bonheur pour les revendeurs Ebay. A noter le premier album de sa femme ex-mannequin Karen Elson.(Édition limitée en vinyle parfumé)

Longue vie à Third Man records. Your turntable’s not dead !

Une petite visite vidéo vous attend:

Vidéo de la nouvelle invention de Jack, le  Triple Decker Record: